Ressources pédagogiques pour animer des formations linguistiques à visée
professionnelle dans le secteur de l'animation auprès d'enfants
L'équipe de J2P a le plaisir de vous inviter à la fête de quartier "Mon voisin me fait signe" qui se déroulera
L'équipe de J2P a le plaisir de vous inviter à une soirée théâtre forum le vendredi 2 Décembre à partir de 20h.
Le Centre social J2P (Jaurès Petit Pantin) vous invite avec ce film à de belles rencontres au fil d'une déambulation documentaire dans la rue Petit (Paris 19e).
TEXTE D'APPEL DU COLLECTIF ASSOCIATIONS EN DANGER
Nous, associations et syndicats, intervenons jour après jour sur l’ensemble du territoire de la République
dans les domaines de :
> l’apprentissage de la langue,
> l’accès aux droits,
> l’accès et accompagnement social au logement,
> l’accès à l’emploi, et à la formation,
> l’accès aux soins,
> la lutte contre les discriminations,
> la promotion sociale,
> l’action culturelle et interculturelle,
> le travail de mémoire,
> l’accompagnement à la scolarité,
> l’accompagnement dans l’accès à la culture,
> l’éducation à la citoyenneté,
> la promotion de la laïcité.
Par ces actions riches d’expériences construites sur des dizaines d’années, de mille savoir-faire, de volontés
et d’engagements citoyens, nous avons su préserver les solidarités mises à mal par les crises
économiques des 30 dernières années.
Aujourd’hui, ces actions sont profondément remises en cause par le désengagement de l’Etat des
politiques sociales et le recentrage sur ses fonctions régaliennes.
D’ores et déjà, les moyens des associations se réduisent et se précarisent ; les conventions pluriannuelles
sont mises en cause ; les logiques d’appel d’offre et de concurrence
généralisés « marchandisent » des activités qui se construisent dans la
durée etdont la plupart ne peuvent être enfermées dans une logique de
marchandisation.
L’Acsé, héritière d’une longue expérience portée par le FAS puis par le FASILD, se voit retirer une grande
partie des moyens dévolus aux associations et le coeur de ses missions d’intégration.
Le ministère de l’Immigration, de l‘Intégration, de
l‘Identité nationale et du Développement solidaire disposera d’un
Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui sera
issu de l’ANAEM et du démantèlement de l’Acsé.
Au final, les moyens tant humains que financiers seront considérablement
réduits. L’action se bornera aux étrangers (hors UE) en situation régulière et nouvellement arrivés en
France. Les personnes issues de l’immigration, vivant depuis plus de 5 ans dans notre pays, en seront
exclues et ne pourront plus bénéficier des actions visant à faciliter leur accès au droit et leur promotion sociale.
Quant aux autres missions de l’Acsé, elles seront réduites et recentrées sur la mise en oeuvre de la politique
de la ville ainsi que sur la gestion de dispositifs et de crédits, conformément aux préconisations du
plan « Espoir Banlieue ». Ce recentrage s’effectuera alors même que les quartiers concernés seront de
moins en moins nombreux et en dépit des besoins sur les autres territoires qui ne se démentent pas.
Cela pose bien évidemment la question de l’égalité sociale territoriale.
La révision des missions de l’Acsé s’eff ectue sans information préalable, en dehors de toutes démarches
de concertation ou de négociation entre les pouvoirs publics et les structures concernées.
Nous sommes inquiets de la présentation exclusivement mécanique et comptable des réformes envisagées,
qui ne dénote ni évaluation sérieuse du travail effectué jusqu’à présent, ni vision politique à long
terme, ni prise en compte des réalités humaines.
Le démantèlement de l’Acsé met en péril le tissu associatif, l’engagement des citoyens dans la vie de la
cité, le lien social, les actions de proximité et fragilise la démocratie. Il condamne à l’isolement les plus
fragiles et les plus éloignés du droit, qui à travers la vie associative avaient trouvé des lieux d’expression,
d’intégration, de visibilité et de participation.
Il marque la fin de toute participation de la société civile (via le conseil d’administration de l’Acsé) à la
définition des politiques publiques en direction des populations issues de l’immigration, abandonnant
ainsi toute participation des migrants eux-mêmes à la définition d’une politique publique qui les concerne.